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Daphnée de Lamirande. Un leadership pour la communauté

Le 30 juin 2023, le Conseil scolaire acadien provincial célébrait ses finissants et finissantes, très fier d’attribuer dix bourses d’études à ses meilleurs élèves. En recevant le prix Méritas, la plus haute distinction, une élève de l’école secondaire du Sommet, à Halifax, était récompensée pour son leadership exemplaire, à l’école et dans sa communauté acadienne et francophone. Il est vrai que Daphnée de Lamirande s’était déjà brillamment illustrée. En juillet 2022, elle avait reçu le prix d’excellence du lieutenant-gouverneur pour l’Acadie et la Francophonie de la Nouvelle-Écosse, pour son engagement en faveur des jeunes. Le 8 juin 2023, le Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH) lui avait attribué le prix du Grand bénévole de l’année (prix Gaston-Chagnon), pour sa contribution à la culture francophone. Quelle est donc cette jeune femme au leadership bien affirmé qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ?

Dès l’adolescence, la voie de Daphnée semblait toute tracée. Sa passion pour la communauté s’est d’abord forgée dans le bureau de sa mère, Véronique Legault, alors directrice générale de deux institutions communautaires de la province, le Regroupement des aînés et, jusqu’en 2020, la Fédération des parents acadiens. Sa fierté d’être francophone s’est ensuite construite au Conseil jeunesse provincial, dont elle a été la présidente de septembre 2021 à juin 2023. C’est au CJP que Daphnée a appris à organiser ses activités et à exercer un leadership en français. Et c’est au CJP qu’elle a défendu avec vigueur les compétences et les besoins des jeunes et milité pour qu’ils soient représentés dans les conseils d’administration des institutions communautaires.

daphnée de lamirande et véronique legault
Daphnée de Lamirande et Véronique Legault à la remise des diplômes du CSAP en 2023 (Photo Lucien Comeau)

Une leader d’aujourd’hui et de demain

En réalité, c’est bien au-delà du CJP que Daphnée a exercé son leadership pour la jeunesse. Entre 2021 et 2023, elle a aussi siégé au conseil d’administration du CCGH et au comité jeunesse de la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Ecosse. De même, elle a siégé, à l’échelle pancanadienne, au comité de direction de la Fédération de la jeunesse canadienne-française. C’est ainsi qu’elle a fait avancer de nombreux projets, comme la création d’une entreprise sociale, gérée par et pour les jeunes femmes. Et depuis 2023 ? Daphnée représente maintenant le CJP au conseil d’administration de la Société Nationale de l’Acadie. Elle a surtout de la suite dans les idées et les moyens de ses ambitions. Originaire du Québec, elle a grandi en Nouvelle-Ecosse. C’est donc une Acadienne d’adoption, fière de sa Francophonie. Elle a choisi un baccalauréat du département de sciences économiques de l’Université de Montréal, le meilleur du Canada francophone. Pourquoi ce choix ? 

Et si on cherchait du côté du père ? Certes Daphnée est la fille de Patrick de Lamirande, professeur d’économie à l’Université du Cap-Breton. Mais son choix est d’abord celui de la cohérence. Engagée politiquement, elle est convaincue que l’économie est étroitement liée à la politique. Un exemple ? Le développement économique soutient l’action politique en faveur des langues officielles et ses demandes de financement. Aujourd’hui, Daphnée est engagée dans l’Association des étudiants et étudiantes en sciences économiques de l’Université de Montréal, en tant que coordonnatrice académique et co-présidente du comité des femmes. Aux dernières nouvelles, elle est aussi stagiaire aux communications à la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada et à la Commission nationale des parents francophones. L’ambitieuse Daphnée ne compte décidément pas son temps. Elle appartient à cette catégorie de leaders d’aujourd’hui et de demain dont sa communauté peut être fière.

Photo d’en-tête : Daphnée de Lamirande, Prix Gaston-Chagnon 2023 (Photo Lucien Comeau).

Jean-Marc Agator
Paris, France